La cellule Dys du GPE vous informe

Dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dyscalculie,

Distrait, brouillon, lent, maladroit… sont souvent des adjectifs qu’on attribue à nos enfants “dys”.
Toutefois, sous ces adjectifs se cachent une réelle souffrance et un véritable trouble.
On peut compter parmi les “dys” 6% des enfants de 3 à 5 ans; pour la dyspraxie, 8 à 10% des enfants d´âge scolaire, avec 3 garçons pour une fille pour la dyslexie.
Soit dans une classe de 25/30 élèves, 2 à 3 élèves concernés!

Comment aider nos enfants?

Avant tout être attentif, vigilant pour dépister au plus tôt, pour aider au mieux son enfant. Qu’il s’agisse d’une difficulté ou d’une phase, l’aide sera toujours la bienvenue.
Si les difficultés persistent dans le temps il faudra consulter un professionnel de la santé qui pourra établir s’il s’agit d’un trouble et c’est en prenant la situation en main le plus tôt possible qu’on fera un pas de géant.

Quels signaux pour une dyspraxie ?

La dyspraxie est un dysfonctionnement neuropsychologique non verbal qui a pour conséquence la perturbation d’une exécution motrice d’un geste intentionnel alors qu’il n’y a pas de retard mental, de handicap moteur visuel ou auditif, de trouble du développement psychoaffectif ni aucune atteinte lésionnelle sur le plan neurologique.
Soit: en général les parents et les enseignants constatent que l'enfant est “très maladroit, pataud, peu efficace” dès qu'il agit dans l'espace.

Il peut montrer des difficultés à :
- s'habiller
- tenir ses couverts
- écrire
Exécuter des gestes avec lenteur et/ou imprécision ainsi qu’une grande variabilité dans la réalisation de gestes et d'intentions.: l'enfant est parfois maladroit et parfois adroit.

Un enfant dyspraxique peut réaliser parfaitement une tâche, à condition toutefois qu'il mobilise absolument toutes ses ressources attentionnelles pour y parvenir. Et cela lui demande un effort épuisant et le place par conséquent en situation de « double tâche » par exemple lorsqu'il écrit.
Typiquement, l'enfant dyspraxique ne pourra pas être à la fois lisible et irréprochable en orthographe
Ecrire exige un tel effort de concentration qu'il choisira soit d'être lisible et l'orthographe s'effondre, soit d'écrire sans faute d'orthographe et la lisibilité s'efface.

Quels signaux pour une dyslexie ?

La dyslexie est un trouble spécifique de la lecture, un trouble persistant de l’acquisition du langage écrit caractérisé par de grandes difficultés dans l’acquisition et dans l’automatisation des mécanismes nécessaires à la maîtrise de l’écrit (lecture, écriture, orthographe). Elle est caractérisée par des erreurs, soit dans l'enchaînement des graphies, soit dans la transcription graphique des phonèmes.
La dyslexie persiste au-delà de l'âge normal d'apprentissage de la parole.
Alors qu’on devrait constater:
- à partir de 2 ans à peu près la prononciation des mots, l’association de plusieurs sons désignant une personne ou un objet,
- vers 4ans et demi le langage, association de mots ayant valeur de signification.

Et c’est à cet âge qu’un premier examen orthophonique devrait mettre en évidence la déformation persistante des mots, des phrases mal construites ou l'incapacité de retenir des phrases.

Car bien trop souvent, la dyslexie passe outre les difficultés et est découverte lors du bilan d'un échec scolaire déjà installé ou d'une dysorthographie

Le dépistage précoce (avant l'entrée au C.P.) et une rééducation individuelle (pré-lecture) ou en classes spécialisées doivent permettre une réinsertion de l'enfant dans une scolarité normale.
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Certains signes peuvent donner l’alerte:
- À un an, l’enfant ne dit aucun mot
- Il mélange les sons dans les mots
- Il a des difficultés à attacher ses souliers à l’âge de 5 ans
- Difficulté d’appréhension de l’espace, la gauche la droite, dessus dessous
- Il a du mal à apprendre les lettres de l’alphabet et à le réciter sans l’aide d’une chanson
- Il n’arrive pas à tenir correctement son crayon
La famille et l’école les piliers pour soutenir nos enfants “dys”
Pour pallier ces troubles, il faut un fort investissement des parents et de l’équipe enseignante. Il importe de revaloriser l’enfant, sans le comparer aux autres, pour qu’il retrouve confiance en lui, en insistant sur tous ses progrès.
Il faut un travail d’équipe entre l´éducation nationale, la santé scolaire, et la famille.. A l’école, en concertation avec l’équipe enseignante, un aménagement des horaires peut être nécessaire, voire dans certains cas une scolarité adaptée (avec la mise en place d’un PAP ou autre.)

Propos de Hélène Serra Gonçalves (helenept@yahoo.fr) – Cellule DYS du GPE
Mars 2018