AEFE: on avance

Voici un article de la FAPEE, notre fédération de tutelle, avec un point sur les discussions en cours sur l'avenir de l'AEFE.
L’établissement public travaille avec ses tutelles, les ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères et de l’Education nationale à la réforme commandée par le président de la République et livrable à l’été.
C’est ce qui nous a été annoncé, notamment à l’assemblée des Français de l’étranger.
Parmi les missions de l’AEFE, la scolarisation des enfants français et la scolarisation d’enfants étrangers favorisant notre influence culturelle, sont des acquis qui ne seront pas remis en cause, tout comme la mixité sociale, grâce à l’aide à la scolarité..

Un des axes prioritaires de réflexion porte sur l’attractivité de notre système d’éducation dans un contexte très concurrentiel. Depuis le temps que la FAPEE l’évoque, nous sommes contents que l’administration réponde à la demande forte d’internationalisation exprimée par les familles. Ainsi, deux missions ont été lancées par le ministère de l’éducation nationale : une sur l’enseignement des langues dans l’EFE et l’autre sur la formation des formateurs pour répondre au défi de la formation et de la certification des personnels recrutés locaux. La mise en place de formations universitaires spécifiques au Maroc et au Liban, la création d’un ESPE (école du professorat) numérique et la transformation des 16 établissements mutualisateurs en « établissements de formation » à partir desquels opèrent les EMCP2 (personnels enseignants à mission de formation sur zone) sont autant de réponses proposées. Pour la demande d’internationalisation de l’enseignement français, la réforme du bac et sa transposition dans l’enseignement français à l’étranger permet opportunément de penser l’offre d’enseignement et notamment en langue, et la diversité des parcours. Ainsi, le très nouveau dispositif PARLE (Parcours adaptés et renforcés en langue étrangère) validé par la direction de la DGESCO qui permet d’enseigner jusqu’à 40% du programme en anglais et sur lequel nous attendons plus d’éclaircissements.

Réajustement sur le plan budgétaire et carte des emplois
Le retour à l’équilibre budgétaire des services centraux a conduit à de lourdes mesures d’économie, largement dénoncées par les parents, dont la suppression des postes (180/an sur 3 ans), l’augmentation de la participation financière complémentaire (de 6 à 9% des montants des écolages) et la diminution des subventions aux établissements.
Le secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne, a cependant dit, devant l’assemblée des Français de l’étranger jeudi dernier, que la "logique du rabot sur les postes avait une limite". On attend de voir laquelle, d’autant que le redéploiement des postes de résidents de l’Europe reste d’actualité, dans une logique de plafond d’emploi public pour l’AEFE et de pénurie d’enseignants dans les académies en France .

La diversification des sources de financement : C’est le deuxième étage de la fusée AEFE. Le développement du réseau se fera avec des partenaires, associations de parents, investisseurs, et en diversifiant l’offre complémentaire d’éducation (autres établissements francophones, enseignement en français dans les établissements locaux - le label FrancEducation représente 200 établissements et déjà 100.000 élèves-, l’enseignement à distance). L’AEFE et ses consultants développent son offre d’expertise en ingénierie éducative et administrative, notamment par l’aide apportée aux partenaires et investisseurs privés dans l’ouverture d’un établissement ou l’obtention de l’homologation.

Au niveau des projets forts que nous soutenons,
- La mobilité des lycéens via ADN-AEFE qui organise les échanges d’élèves de seconde pour un trimestre ou une année scolaire entre établissements du réseau et en France :15 établissements pilote en 2017-2018, ouverture maximale à partir de septembre 2018.
- La plateforme ALFM (Anciens des lycées français dans le monde) lancée en novembre 2017, à but social , convivial et professionnel compte déjà plus 3500 inscrits.

Les annonces faites sont intéressantes. Elles vont dans le bon sens. Mais est-ce là cependant toute la réforme ? Et alors que l’AEFE dit vouloir associer davantage les parents, quand ceux-ci seront-ils enfin consultés ?