Rencontre avec Samantha Cazebonne

A l'occasion de notre rencontre avec Samantha Cazebonne, députée de la 5ème circonscription des français de l'étranger, nous lui avons demandé de bien vouloir nous appuyer auprès de l'AEFE afin d'obtenir des solutions aux problèmes que nous remontent les parents de façon récurrente au sein du LFCL. Nous la remercions chaleureusement pour sa disponibilité et son intervention. Vous trouverez via le lien ci-dessous la réponse de l'AEFE que nous ne souhaitons pas commenter.

Madame la députée,

Nous nous permettons de vous alerter à l'occasion de votre venue à Lisbonne sur différents sujets qui mobilisent fortement les parents au Lycée Français Charles Lepierre.

1- Le GPE, association de parents d'élèves majoritaire au sein du LFCL, a été sollicité par de nombreux parents concernant la problématique des absences non remplacées au sein de l'établissement.

Vous trouverez ci-dessous la réponse qui nous a été apportée par la direction lors de notre réunion du 6 février 2019:
"Le taux d’absence des enseignants a été de 2,75% entre le 4 septembre 2018 et le 28 janvier 2019. Ce taux correspond à 1411 heures d’enseignements. Pour cette même période, le taux d’absence en France se situe entre 3,5 et 4%. Au LFCL, environ 15% de ces absences ont pu être palliées, soit 155 heures. Il est particulièrement difficile de résoudre les absences ponctuelles (moins de 3 jours) et il est également plus difficile de trouver des remplaçants dans certaines matières (mathématiques, langues, philosophie, sciences économiques)."

Il a également été indiqué à la Fapée (notre fédération de tutelle) qu'un protocole de mise en place des remplacements de courte durée est à l'étude.

Nous souhaiterions aujourd'hui que vous puissiez porter notre parole auprès de l'AEFE en qualité de député membre du conseil d’administration et député de circonscription afin de dire quelles sont nos attentes en la matière.

Nous comprenons l'intérêt des taux permettant de piloter l'établissement, et ceux-ci sont nécessaires cependant cela ne donne qu'une vision moyenne et certaines classes sont très loin de ces taux moyens. Nous souhaiterions que ces indicateurs soient pris en compte au niveau des classes et ainsi permettre de déclencher des remplacements dès le 1er jour d'absence dans une classe qui aurait souffert d'un nombre d'heure de cours non remplacés supérieurs à un certain taux.

Les parents de 6ème2, par exemple, qui ont particulièrement souffert depuis le début de l'année (plus de 70 heures d’absence), ne comprennent pas que la semaine passée, en plus de la grève, leur enseignante de français ait été en formation et qu’aucun remplacement ne soit mis en place une fois de plus. Ce type d'absence pouvant être anticipé, nous souhaiterions que l'AEFE donne les moyens à notre établissement de déroger aux règles et d'appliquer des procédures de remplacement exceptionnelles.

Il a été aussi indiqué à la Fapée mi Janvier que pour la classe de 6ème2 les cours allaient être rattrapés. Nous sommes fin Mars et pour le moment seulement 2h de cours ont fait l’objet de rattrapage sur un total supérieur a 70h.

Nous sommes par ailleurs actuellement en période de conseils de classe, les parents ne comprennent pas que les professeurs s'absentent pour assister aux conseils de classe ou pour des corrections de bac blanc. Nous souhaiterions que les conseils de classe aient lieu après les horaires de cours ou bien que les enseignants soient remplacés.

Enfin, en tant qu'association de parents d'élèves, nous souhaiterions être associés à la réflexion concernant le protocole de remplacement.

Pour conclure, nous souhaitons également vous indiquer que notre inquiétude est d'autant plus forte que nous n'avons pas de salle de permanence, étant donné les problèmes d'effectifs et que les enfants sont donc livrés à eux-mêmes dans l'établissement. Pour rappel, nous avons eu des problématiques de jeux dangereux de type "foulard" en début d'année alors que des élèves de 5ème avaient plusieurs heures creuses en cours de journée et la situation ne devrait pas s'améliorer étant donné le démarrage prochain des travaux. Nous souhaiterions donc un engagement clair et ferme de la part de l'AEFE sur cette problématique.

2- Par ailleurs, l'AEFE comme la direction de l'établissement a opposé une fin de non-recevoir à une demande forte des parents sur Lisbonne; des groupes de niveaux dans les enseignements de langues.

Il faut savoir que le niveau en langues au Portugal est nettement supérieur à ce qui est pratiqué en France aussi, nombre d'élèves récemment arrivés sont en grande difficulté. Certains font en sorte de rattraper mais la plupart abandonnent. Nous avons donc de nombreux élèves qui n'osent jamais prendre la parole et passent leurs cours d'espagnol et d'anglais au fond de la classe. Nous souhaitons ajouter que cette situation est source d'inégalités car les parents ayant les moyens inscrivent leurs enfants au British Council ou à l'institut Cervantes en complément cependant les autres peuvent difficilement réagir.

L'autre problème que cela génère est que les enfants déjà bilingues s'ennuient profondément (cela est cependant moins grave).

Nous souhaiterions comprendre pourquoi l'AEFE refuse des groupes de niveaux dans les différentes langues mais en propose cependant en portugais, si la solution n'est pas viable, pourquoi le devient-elle pour cette langue uniquement? Il va de soi que nous pensons que cette solution serait également intéressante en français.

3- Nous ne comprenons pas quelles sont les règles en matière de prévention (harcèlement, alcool, drogue, tabac..), nous avons l'impression d'être assez loin des standards français. Nous souhaiterions donc savoir ce que l'AEFE propose à ce sujet. Pour rappel, au Portugal, la consommation de drogue n'est pas pénalisée et le Lycée Français a acquis la réputation d'être un haut lieu de consommation. Nous ne comprenons pas, si nous sommes un lycée public, pourquoi les règles devraient être différentes en matière de prévention.

Nous vous remercions, Madame la députée, pour votre disponibilité et espérons que vous pourrez porter notre parole auprès des instances de l'AEFE.